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Prévention

Journée mondiale de l'ostéoporose : le dépistage avant la chute

12 octobre 2026 6 min de lecture

Le 20 octobre, la Journée mondiale de l'ostéoporose

Chaque année, le 20 octobre, la Journée mondiale de l'ostéoporose rappelle une maladie silencieuse : elle ne provoque aucune douleur avant la première fracture. En Belgique, une campagne de sensibilisation menée en 2021 par des associations de patients estimait à environ 680 000 le nombre de personnes touchées, un chiffre que le vieillissement de la population tend à faire grimper.

L'ostéoporose fragilise les os progressivement, sans symptôme visible. C'est souvent une chute banale — un trottoir mal pavé, un tapis qui glisse — qui révèle la maladie, au moment où elle se traduit déjà par une fracture.

Pourquoi une chute compte plus après 65 ans

Une chute n'a pas les mêmes conséquences à tout âge. Chez une personne dont les os ont perdu en densité, une simple chute de sa hauteur peut suffire à fracturer un poignet, une hanche ou une vertèbre. Et une première fracture de fragilité augmente nettement le risque d'en subir une seconde dans les années qui suivent, ce qui rend le dépistage précoce particulièrement utile.

Au-delà de la fracture elle-même, c'est souvent la perte de confiance qui s'installe après une chute : on sort moins, on bouge moins, et ce repli accélère à son tour la perte musculaire et osseuse. Le cercle se referme vite si rien n'est fait.

Que recommande l'OMS pour limiter le risque

L'Organisation mondiale de la santé recommande aux adultes de 65 ans et plus de combiner activité d'endurance, renforcement musculaire et exercices d'équilibre, plusieurs fois par semaine. C'est cette combinaison, et non un seul type d'exercice, qui réduit le mieux le risque de chute.

Le renforcement musculaire soutient les articulations et limite la perte osseuse, tandis que le travail d'équilibre entraîne les réflexes qui permettent de se rattraper avant la chute plutôt que pendant.

Le dépistage, une étape qu'on remet souvent à plus tard

Une spécialiste du CHU de Liège, citée lors d'une précédente campagne de sensibilisation, notait que les patients ayant déjà subi une fracture de fragilité ne sont pas toujours orientés vers un dépistage de l'ostéoporose, alors que ce premier épisode est justement le signal à ne pas laisser passer.

Un médecin généraliste peut évaluer le risque sur base de l'âge, des antécédents familiaux et d'une éventuelle fracture passée, et orienter si besoin vers une densitométrie osseuse.

Les gestes du quotidien qui soutiennent les os

Au-delà du dépistage médical, certains repères simples aident à préserver la solidité des os au fil des années : une alimentation qui couvre les besoins en calcium et en vitamine D, une exposition raisonnable à la lumière du jour, et surtout une activité physique régulière qui mette les os en charge — marcher, monter des escaliers, porter de petites charges adaptées. Le corps a besoin de ces sollicitations pour entretenir sa densité osseuse, un peu comme un muscle qui s'entretient par l'usage.

L'aménagement du logement compte aussi : un tapis qui glisse, un éclairage insuffisant dans un couloir ou une salle de bain sans point d'appui sont des facteurs de chute aussi réels que la fragilité osseuse elle-même. Repérer ces détails chez soi, ou chez un parent âgé, est souvent plus simple et moins coûteux qu'on ne l'imagine.

Ce qu'il ne faut pas attendre pour agir

Il n'est pas nécessaire d'avoir déjà subi une chute ou une fracture pour commencer à travailler son équilibre et sa force musculaire. C'est même l'inverse : plus le travail commence tôt, avant qu'un déficit ne s'installe, plus il est facile à combler. Attendre un premier incident pour s'y intéresser revient à réagir après coup, alors que la prévention se construit justement avant.

Reprendre une activité après plusieurs années d'arrêt, ou simplement après une période plus sédentaire, demande une progression prudente. Se lancer trop vite dans un exercice mal adapté peut provoquer la chute ou la blessure qu'on cherchait justement à éviter.

L'entourage joue aussi un rôle : un enfant, un voisin ou un aidant qui remarque une démarche moins assurée, une hésitation nouvelle dans les escaliers, ou une fatigue inhabituelle après une sortie, peut encourager un passage chez le médecin avant que la situation ne s'aggrave. Ce sont souvent ces petits changements, repérés par un proche, qui amènent à consulter plus tôt qu'on ne l'aurait fait seul.

Ce qu'un accompagnement individuel apporte au quotidien

Un programme d'exercices adapté ne s'improvise pas : la bonne charge, la bonne posture et une progression prudente font la différence entre un entraînement qui protège et un entraînement qui expose à une blessure. C'est tout l'objet des [cours individuels](/cours-individuel) et des [cours en petit groupe](/cours-petit-groupe) pensés pour les seniors, où chaque séance s'ajuste à la forme du jour.

L'objectif n'est pas de viser la performance, mais de garder — ou de retrouver — la capacité à marcher longtemps, à se relever seul et à se sentir en sécurité dans ses déplacements du quotidien.

Questions fréquentes

Ces conseils portent sur le bien-être et l'activité physique ; ils ne remplacent pas un avis médical. Demandez conseil à votre médecin avant de débuter une nouvelle activité.

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