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Activité physique

Dimanche sans voiture à Bruxelles : une occasion de marcher après 65 ans

29 août 2026 7 min de lecture

Ce qui se passe à Bruxelles le 20 septembre

La Semaine de la Mobilité se déroule du 16 au 22 septembre 2026, et son moment le plus visible reste le Dimanche sans voiture. Cette année, il tombe le dimanche 20 septembre. Selon la Ville de Bruxelles, l'ensemble de la Région bruxelloise est fermé à la circulation de 9h30 à 19h.

Quelques véhicules restent autorisés : les taxis, les transports en commun, les cars de voyage, les services de secours, les forces de l'ordre et les personnes munies d'un laissez-passer. Ceux qui circulent ce jour-là doivent respecter une vitesse maximale de 30 kilomètres-heure. Les transports en commun continuent donc de fonctionner, ce qui change beaucoup de choses pour l'organisation d'une sortie.

Concrètement, pendant près de dix heures, les avenues et les carrefours habituellement traversés par un flux continu de voitures deviennent praticables à pied. Pour une personne qui marche lentement, qui hésite avant de traverser ou qui renonce à certaines rues à cause du bruit et de la circulation, c'est une journée qui n'a pas d'équivalent dans l'année.

L'événement est gratuit et ne demande aucune inscription. Il suffit de sortir de chez soi.

Pourquoi cette journée compte quand on avance en âge

Les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé en vigueur, publiées en 2020, invitent les personnes de 65 ans et plus à pratiquer chaque semaine de 150 à 300 minutes d'activité physique d'intensité modérée, ou de 75 à 150 minutes d'intensité soutenue. La marche à un rythme confortable entre pleinement dans cette catégorie. L'OMS recommande également des exercices de renforcement musculaire et, pour les personnes plus âgées, des activités qui travaillent l'équilibre.

Ces durées impressionnent lorsqu'on les lit d'un bloc. Réparties, elles deviennent beaucoup plus accessibles : vingt à trente minutes de marche par jour suffisent à atteindre le seuil bas. Une sortie de trois quarts d'heure le 20 septembre représente déjà une part appréciable d'une semaine.

Au-delà du calcul, il y a l'effet du contexte. Beaucoup de personnes réduisent leurs sorties non pas par manque d'envie, mais parce que la ville leur semble hostile : un carrefour difficile à traverser dans le temps du feu vert, une file de voitures qui redémarre trop vite, un trottoir étroit longé par le trafic. Une journée sans circulation retire précisément ces obstacles. Elle permet de refaire un parcours qu'on avait abandonné, et parfois de constater qu'on en est encore capable.

C'est aussi une journée où l'on croise du monde. La marche partagée tient mieux dans la durée que la marche solitaire, et le simple fait de sortir en même temps que ses voisins crée une dynamique qui dépasse largement le 20 septembre.

Préparer sa sortie : le trajet, les pauses, les chaussures

Le principe le plus utile est de préparer le retour avant le départ. Choisissez une boucle plutôt qu'un aller simple, ou repérez à l'avance un arrêt de tram, de bus ou de métro sur votre parcours : les transports en commun circulent, ce qui permet d'écourter la sortie si la fatigue arrive plus tôt que prévu. Savoir qu'on peut rentrer facilement change la façon dont on aborde la marche.

Prévoyez des points de pause. Repérer trois ou quatre bancs, une place, une terrasse ou l'entrée d'un parc sur l'itinéraire vaut mieux que de compter sur le hasard. S'asseoir cinq minutes n'est pas un échec : c'est ce qui permet de repartir et d'allonger la sortie totale.

Côté équipement, rien de compliqué. Des chaussures fermées, tenues au talon, avec une semelle qui accroche : c'est le point le plus important, bien avant la marque. Habillez-vous en plusieurs couches, parce qu'une matinée de septembre à Bruxelles peut être fraîche au départ et douce à midi. Emportez de l'eau et, si vous prenez un traitement à heure fixe, la dose correspondante.

Sur le rythme, un repère simple suffit : vous devez pouvoir tenir une conversation tout en marchant. Si vous ne le pouvez plus, ralentissez. Si vous marchez sans le moindre effort, vous pouvez allonger un peu la distance plutôt qu'accélérer.

Enfin, prévenez quelqu'un de votre sortie et emportez votre téléphone chargé. C'est une précaution ordinaire, valable à tout âge, qui coûte trente secondes.

Si marcher est devenu difficile

Une journée sans voiture ne s'adresse pas seulement à ceux qui marchent bien. Une personne qui utilise une canne, un déambulateur ou un fauteuil profite au contraire particulièrement d'une chaussée dégagée : les revêtements sont plus réguliers que beaucoup de trottoirs, et les traversées ne sont plus une source de stress.

Adaptez simplement l'ambition. Faire deux cents mètres et s'asseoir, puis repartir, est une sortie réussie. L'objectif d'une journée comme celle-ci n'est pas la distance, c'est de sortir et de bouger dans de bonnes conditions.

Deux réserves de bon sens. Si vous avez une pathologie cardiaque ou respiratoire, un problème d'équilibre, une douleur qui vous inquiète, ou si vous n'avez plus fait d'effort depuis longtemps, parlez-en d'abord à votre médecin traitant : lui seul connaît votre dossier. Et si une douleur vive apparaît pendant la marche, arrêtez-vous. Une gêne musculaire diffuse est banale, une douleur qui pique ou qui lance ne l'est pas.

Sortir accompagné lève une grande partie de l'appréhension. Un voisin, un enfant, un petit-enfant : la présence de quelqu'un rassure autant qu'elle motive.

Garder l'habitude après le 20 septembre

L'intérêt d'une journée événement, c'est de servir de point de départ. Le bénéfice d'une marche unique reste modeste ; celui d'une habitude tenue plusieurs mois ne l'est pas. Le passage de l'un à l'autre se joue dans les deux semaines qui suivent.

Une méthode simple fonctionne bien : reprendre le même parcours, le même jour de la semaine, à la même heure. La répétition supprime la décision à prendre, qui est souvent le vrai frein. Commencez plus court que ce dont vous vous sentez capable, quitte à allonger ensuite. Une sortie trop ambitieuse laisse des courbatures et un souvenir décourageant.

La marche entretient l'endurance, mais elle ne travaille ni la force ni l'équilibre, qui sont les deux qualités les plus utiles pour rester autonome. Y ajouter quelques exercices simples, comme se relever d'une chaise sans les mains ou tenir en appui sur une jambe près d'un plan de travail, complète utilement les sorties. C'est exactement le type de travail que nous encadrons chez Coach Senior, à Bruxelles, en cours individuel comme en petit groupe.

Si vous hésitez sur ce qui convient à votre situation, un premier échange permet de faire le point sans engagement. Nos formules et leurs différences sont présentées sur le site, et la page de contact est le moyen le plus direct de nous exposer votre cas.

Questions fréquentes

Ces conseils portent sur le bien-être et l'activité physique ; ils ne remplacent pas un avis médical. Demandez conseil à votre médecin avant de débuter une nouvelle activité.

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