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Activité physique

Reprendre le sport en septembre après une pause d'été

15 août 2026 8 min de lecture

Ce qu'une pause de quelques semaines change vraiment

L'été interrompt beaucoup de choses. Les cours s'arrêtent, la chaleur décourage, on part quelques semaines, on garde les petits-enfants, et une routine construite patiemment pendant l'hiver s'efface presque sans qu'on s'en rende compte. C'est banal, et cela n'a rien de grave en soi. Mais après 60 ans, l'arrêt ne coûte pas la même chose qu'à 30 ans, et il vaut mieux le savoir avant de reprendre.

Les travaux menés à l'université McMaster, relayés notamment par le chercheur James McKendry, donnent un ordre de grandeur parlant : chez des personnes de plus de 65 ans, deux semaines d'inactivité peuvent suffire à faire perdre jusqu'à quatre pour cent de la masse musculaire des jambes. Deux semaines. Pas six mois.

Le même travail montre qu'une réduction de l'activité quotidienne sous les 1 500 pas par jour, sur cette même durée de deux semaines, peut réduire d'environ un tiers la sensibilité à l'insuline chez des personnes âgées — un marqueur qui compte pour la santé métabolique.

Le point le plus important est ailleurs, et il est rarement dit : après la reprise d'une activité normale, les participants n'avaient pas récupéré l'intégralité de la masse musculaire perdue. La capacité de régénération n'est plus celle d'un jeune adulte. Autrement dit, ce qui se perd pendant une pause ne revient pas automatiquement en reprenant comme avant.

Ce n'est pas une raison de culpabiliser d'avoir levé le pied. C'est une raison de reprendre méthodiquement, et de ne pas trop attendre.

L'erreur classique de la rentrée

L'erreur la plus fréquente en septembre n'est pas de reprendre trop tard : c'est de reprendre au niveau où l'on s'était arrêté. La mémoire garde le souvenir de ce dont on était capable en juin, le corps, lui, a changé entre-temps. Le résultat est presque toujours le même : trois séances enthousiastes, une douleur au genou, à l'épaule ou au dos, un arrêt de plusieurs semaines, et une reprise repoussée à janvier.

Le muscle, le cœur et le système nerveux se réadaptent assez vite. Les tendons, les articulations et les insertions, eux, se réadaptent nettement plus lentement. C'est ce décalage qui blesse : on se sent capable de faire davantage que ce que les structures passives peuvent encaisser dans l'immédiat.

La règle pratique est donc simple. Redémarrez délibérément en dessous de votre niveau de juin, en volume comme en intensité, et remontez sur plusieurs semaines. Vous perdrez deux ou trois semaines de progression apparente. Une tendinopathie, elle, en coûte souvent six à huit, et parfois davantage.

Un autre repère utile : la charge se règle en priorité par la fréquence, ensuite par la durée, et seulement en dernier par l'intensité. Trois séances courtes et faciles dans la semaine valent mieux qu'une longue séance ambitieuse le dimanche.

Les repères officiels pour les plus de 65 ans

Il est utile de savoir vers quoi on remonte. L'Organisation mondiale de la santé formule trois recommandations distinctes pour les 65 ans et plus, et c'est la troisième que l'on oublie presque toujours.

La première concerne l'endurance : 150 à 300 minutes par semaine d'activité d'intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d'activité soutenue. Une activité modérée est une activité pendant laquelle vous pouvez encore parler, mais pas chanter : marche soutenue, vélo tranquille, natation calme.

La deuxième concerne le renforcement musculaire, au moins deux jours par semaine, en sollicitant les grands groupes musculaires. C'est ce volet qui protège directement la masse musculaire dont il était question plus haut, et c'est celui que l'on saute le plus volontiers.

La troisième concerne l'équilibre : des activités variées mettant l'accent sur l'équilibre fonctionnel, au moins trois jours par semaine, pour réduire le risque de chute. Ce n'est pas un supplément de confort, c'est une recommandation à part entière.

Ces chiffres décrivent une cible, pas un ticket d'entrée. Si vous en êtes loin en septembre, la question n'est pas de les atteindre en trois semaines, mais de savoir dans quelle direction vous avancez.

Un plan de reprise réaliste sur quatre semaines

Le plus efficace est de découper la reprise en étapes courtes, avec un objectif par étape. Ce qui suit est un cadre général, à ajuster à votre situation et à votre historique.

Semaine 1 — remettre le corps en mouvement, sans chercher de performance. De la marche quotidienne, des mobilisations articulaires douces, et une ou deux séances très légères. L'objectif est de recréer l'habitude et l'horaire, pas de progresser.

Semaine 2 — réintroduire le renforcement, avec des charges faibles et un travail au poids du corps : se lever d'une chaise sans les mains, monter des marches, des mouvements de tirage et de poussée légers. Deux séances suffisent.

Semaine 3 — ajouter le travail d'équilibre de manière explicite : appui sur une jambe près d'un plan de travail, marche en ligne, changements d'appui, déplacements dans plusieurs directions. Toujours avec un point de sécurité à portée de main.

Semaine 4 — augmenter la durée, puis, seulement ensuite, l'intensité. C'est à ce moment que l'on peut commencer à viser les repères de l'OMS.

Trois signaux doivent faire ralentir : une douleur articulaire qui persiste au-delà de quarante-huit heures, un essoufflement inhabituel pour un effort que vous faisiez sans peine avant l'été, et un sommeil qui se dégrade nettement après les séances.

Reprendre seul ou accompagné

Beaucoup de personnes reprennent très bien seules, avec de la marche, du vélo et quelques exercices à domicile. L'accompagnement se justifie surtout dans trois situations.

La première : vous avez un antécédent qui change la donne — une prothèse, une chute récente, une opération, une pathologie chronique, une douleur qui revient toujours au même endroit. Le mouvement reste presque toujours indiqué, mais son dosage et son choix ne s'improvisent pas.

La deuxième : vous avez déjà tenté de reprendre plusieurs fois et cela s'est arrêté à chaque fois au bout de quelques semaines. Le problème n'est alors généralement pas la motivation, mais la progression, trop rapide au départ.

La troisième : vous ne savez pas comment travailler l'équilibre sans vous mettre en danger. C'est un volet qui gagne beaucoup à être encadré au début, précisément parce qu'il s'agit de se placer volontairement en situation instable.

Avant toute reprise après un arrêt prolongé, un avis médical est recommandé si vous avez des antécédents cardiaques, une pathologie chronique ou un traitement en cours : cet article ne remplace pas cet avis.

Chez Coach BXL Seniors, la reprise peut se faire en cours individuel, en petit groupe ou en grand groupe selon ce qui vous convient — les pages /cours-individuel, /cours-petit-groupe et /cours-grand-groupe détaillent chaque formule, et vous pouvez décrire votre situation via la page /contact.

Questions fréquentes

Ces conseils portent sur le bien-être et l'activité physique ; ils ne remplacent pas un avis médical. Demandez conseil à votre médecin avant de débuter une nouvelle activité.

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